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frimas
13 septembre 2009
Travelling de vies
11 août 2009
07 juillet 2009
Berges et rêves
Berges et rêves
15 mai 2009
Sur la rivière LI (漓江)
A Xingping vous pouvez louer un radeau de bambou qui vous promènera le long de la rivière.
Vu le long de la rivière Li (漓江):
Des buffles sur une îles en train de se repaitre de la nouvelle herbe. A cet endroit la largeur de la rivière est grande, la profondeur faible et par conséquent le courant faible. Les buffles la traverse aisément.
Des lambeaux de nuages s'accrocher puis se déchirer sur les pains de sucre.
Une tortue escalader une montagne; un chameau; un sage calligraphiant; un poisson géant sur la falaise ; une pomme géante et main géante avec ses ongles boisés!.
Des tentes et leurs étalages érigées sur un îlot de gravier qui dépasse à peine du niveau de l'eau; un montreur de cormorans.
Des réservoirs d'eau alimentés par l'eau de ruissellement des amas rocheux alentours. Ces réservoirs se trouvent sur la berge opposée aux habitations. Des digues de pierres érigées sur des kilomètres par qui et avec quels moyens?
Des endroits où l'homme n'a vraisemblablement jamais mis le pied (Jules Verne...) ; des endroits ou la végétations se gorges de la pluie omniprésente en cette saison (fin mars à mi juin surtout).
Un couple transportant sa production de fruits via un des ces radeaux de bambou "taxi". Pour quel marché? Une riveraine court le long de la berge sur la digue érigée. Elle cpurt avec sa palanche sur l'épaule avec aux deux extrémités deux hottes remplies de légumes; un de ses radeau bambou taxi vient de s'arrêter en aval pour transporter un autre cultivateur. Est elle arrivée à temps? On peut imaginer que oui, se dire qu'ils vivent dans un milieu où la solidarité est encore forte.
Une eau si limpide qu'un brin de soleil m'aurait fait piquer une tête dans cette rivière.
Des plissements géologiques apparents aussi jolis que les schémas reproduits dans nos livres de collèges. Des stalactites, des concrétions de calcaire sur la falaise au dessus de notre chef.
Mais nous n'avons pas vu les singe se balader sur les berges bien trop frileux en cette période bien humide.
14 mai 2009
Xing Ping (兴平) dans le Guang Xi 广西 suite
10 mai 2009
Le village de Xingping (兴平) sur la rivière Lijiang (漓江) dans la province du Guangxi (广西)
Xingping possède une assez longue histoire lié au tourisme. Pour preuve
au XVIII siècle sous la dynastie des Qing un théâtre fut érigé non
loin du quai d'embarquement et adossé, aujourd'hui, à l'école primaire
du village. La scène surélevée du théâtre (entièrement en bois) et une
partie des bâtiments attenants (bois et pierre) existent toujours, le
lieu a été transformé en musée (10 yuans l'entrée). Vu l'état de
conservation et l'humidité ambiante une restauration complète serait
nécessaire pour que cet ancien lieu de divertissement puisse témoigner
auprès des générations futures.
L'endroit avait une certaine renommée car durant l'invasion japonaise à
la fin du XIX siècle, une garnison y élut domicile. De nos jours le
paysage de Xingping est un des plus reproduit en Chine puisque au même
titre que l'Assemblée Nationale chinoise (100) ; La lac de Xihu à
Hangzhou (1); les Montagnes Jaunes dans l'Anhui (5), les trois gorges
(10) et le potala de Lahssa (50) il occupe une des deux faces
d'un des billets chinois ( celui de 20 yuans ). Pour admirer le paysage en gravure il
vous suffit de vous rendre sur le quai d'embarquement du village sur la
rivière Li.
Xingping qui dépend administrativement de la ville de Yangshuo (haut
lieu touristique réel de la Chine) ne bénéficie pas pour l'instant de
la manne que représente le tourisme, ni au premier abord ni au
deuxième. Il n'est pas rare de voir, proche du centre,
les cultivateurs mener le long des routes et des chemins leur buffle
accompagné du veau de l'année. Là où Yangshuo possède une pléthore d'hôtels et de bars Xinping n'en
compte qu'une poignée.
Entre la "gare routière", simple parking, et le
quai se trouve la "vielle rue" qui semble ne pas avoir subi de
transformation depuis quelques générations. On peut encore observer des
biaoyu (标语), ces slogans à la gloire de Mao faits de grands caractères
rouges qui ont un temps recouvert une bonne partie des murs en Chine.
Cette "vielle rue" pavée est flanquée de deux rangées de
maisons/échoppes à l'architecture quasi identique. Ces bâtisses
présentent une ouverture qui couvre la largeur entre les deux murs perpendiculaires à la rue. Au crépuscule, ces ouvertures sont
obstruées par de grands volets de bois qui viennent s'emboiter les uns
dans les autres. A l'intérieur de ces pièces, presque pas
d'aménagement,
tout est mobile: Des tables des tabourets, une télé dans un coin, un
ventilateur au plafond, un coin cuisine et pour certaines un
présentoir, un comptoir. Du fait de l'orientation de de la rue et de la
largeur de celle ci, peu de lumière pénètre directement dans les
demeures. A l'image de cette rue le village reste lui dans l'ombre de
Yangshuo.
Là-bas, une telle rue serait investie par les commerces pour
touristes. Ici ce sont encore les familles d'origine qui y résident.
Dès la tombée de la nuit Xingping voit ses rues se vider (même les deux
seuls bars-restaurants pour touristes ferment faute de badauds) ;
chacun rentre chez soi ou va rejoindre un groupe d'amis pour jouer aux
cartes. Les cloisons de bois laissent se propager l'animation
quotidienne des familles. En se baladant sur
les pavés on peut y entendre des cris, des rires d'enfants, des
invectives de joueurs de cartes mais surtout nos tympans vibrent sous les
ondes sonores et stridentes du dieu télé. Une certaine modernité règne
ici aussi...
Photo non datée que l'on peut voir dans le musée de Xingping (cité plus haut)
Désolé pour la photo et le brouillard mais en mars et en avril ce n'est pas la meilleure période pour s'y rendre (le mois de mai non plus selon les autochtones)
01 mai 2009
Ping'An平安, canton de Longsheng 龙胜, province du Guangxi 广西 suite
29 avril 2009
Ping'An平安, canton de Longsheng 龙胜, province du Guangxi 广西
Sur la route de Guilin à Longsheng (un peu moins de 100 kilomètres).
Dormi une bonne partie de la route, les médicaments contre le rhume
m'ont assommé. Au réveil, le bus est encore en plaine mais rapidement
les montées se profilent. Trois lignes haut-tension serpentent
parallèles l'une a l'autre sur le flan de la première chaîne de
montagne côté est. Dés les premiers lacets quelques rizières en
plateaux égaient les pentes montagneuses. Beaucoup de brouillard qui
s'épaissit au fur et à mesure que le bus progresse à tel point qu'il
est difficile d'apercevoir les feux de brouillard du camion qui nous
précède. Le chauffeur entreprend quand même deux dépassements de poids
lourd pratiquement scotchés à la route (petits moments d'appréhension). Nous franchissons le col est là
changement radical de luminosité, il ne reste plus que quelques nuages
haut, très haut. Nous redécouvrons un soleil qui se cachait depuis une
semaine.
Arrivé à la gare routière de Longsheng, "capitale" de la minorité
Zhuan. Difficile de se retrouver dans les correspondances, plusieurs
rabatteurs essayent de nous faire monter dans des bus à la destination
hasardeuse. Une vendeuse finit par nous renseigner, le bus de la
desserte passe toute les heures, en prime elle nous fournit une carte
de visite qu'elle sort d'une boîte à sucettes avec le numéro des
plaques des deux seuls "vrais" bus .
Le bus arrive, nous montons, les autochtones aussi. Ils ont l'air de
tous se connaitre. Impression étrange de se retrouver sur une place du
village comme un intrus dans une réunion qui ne nous est pas destinée.
Les chargements sont divers dont plusieurs vitres de divers dimensions
casées entre les sacs et passagers.
Les enfants eux ne cherchent pas un siège ils préfèrent chevaucher la
planche de bois calée entre les deux excroissances créées par la
carrosserie au dessus du train avant du bus juste derrière le siège du
conducteur.
Le village de Ping'an n'a été relié à la route qu'au début de la décennie. Par le passé il fallait 5 heures de marche aux habitants pour relier Longsheng. Aujourd'hui une demi-heure de bus suffit suivie d'une dizaine de minutes de marche.
Avec la fin de la journée les nuages reviennent dans la vallée. Le village lui en hauteur voit les masses d'eau cotonneuses monter à l'assaut, se déchiqueter sur les premières terrasses , disparaitre puis se reformer au sommet des montagnes. Le village semble vivre entre deux eaux (phénomène thermodynamiques dû à la chaleur emmagasiné dans la journée par les rizières?)
Juste avant la tombée de la nuit, un cultivateur relativement âgé rentre avec sa hotte chargée de patates douces fraîchement ramassées. Il s'arrête devant l'étale d'un "magasin" de souvenirs,entame la conversation avec la vendeuse qui apparemment n'est pas du village, met à terre sa charge et lui offre plusieurs légumes.
La cuisinière du gîte sort de la bâtisse, un couteau à la main, puis revient quelques instants plus tard avec une botte du légumes. Fraicheur et saveur que je n'avais jamais approché en Chine












































































