25 mars 2009
pause
Ce blog se met au vert pour quelques temps. A bientôt!

23 mars 2009
Travail de mémoire.
Dans le cadre de la semaine de la francophonie, à la médiathèque du Centre Culturel français de Pékin, des livres d'auteurs francophones étaient en présentation.
L'œil fut attiré par une couverture avec au centre sur fond d'une photo en noir et blanc un titre qui nous ramène à l'actualité : Madagascar. Juste en dessous de ces lettres, une date: 1947.
Cette date m'a décidé. Je me souviens d'une discussion narrant la période de la décolonisation. Pour quelques pays qui ont eu la chance de voir leur lutte pour l'indépendance médiatisée d'autres n'ont jamais eu le droit aux grands titres dans les journaux. Pour Madagascar, la Grande Ile, c'est le cas, quelques entrefilets seulement narrant les « événements de Madagascar ».
Ce livre écrit par Raharimanana, écrivain, ancien professeur de français et ancien journaliste pour RFI, essaye à travers témoignages et réflexions de défendre ce qu'on pourrait appeler un “devoir de mémoire”. Lui est trop jeune, il n'a pas vécu cette période, ni son père d'ailleurs. Parce que l'histoire de son pays a été maquillée comme il le dit, il veut se battre pour défendre n'ont pas une histoire mais l'Histoire de son pays avec ses faits tels qu'ils ont eu lieu. Il fait ressortir le rôle du colonialisme qui, explique-t-il, aujourd'hui encore se permet de revisiter les faits et d'en donner une interprétation édulcorée, atténuée.
Une phrase de Raharimanana peut résumer sa démarche.
“Ma mémoire demande des comptes à la “mère” patrie.”
Ce livre bilingue est court, seulement une trentaine de pages pour chaque langue. Trente pages denses de faits et de souffrances (60 ans après certains témoins n'osent toujours pas se livrer. Peur que les paroles se retournent contre eux) qui ramenés au contexte de l'époque font réfléchir.
“Je parlais comme d'une évidence: le chiffre même de 47 sonne douloureux sur la Grande Ile, la fin d'un monde, la perte, la défaite, le silence lourd d'une période qui n'en finit pas de nous ronger, de nous hanter, alors que sur la terre de France, 47 ramène plutôt à la fin de la guerre, sortie de 45, début de la reconstruction (malgré l'Indochine, malgré les soubresauts des colonies), année de soulagement, vie reprenant, l'espoir renaissant des cendres”
Je recommande cette lecture pour ceux qui pense encore que la colonisation a apporté beaucoup notamment en en matière de civilisation*. Ce livre existe parce que aujourd'hui il est toujours difficile pour le Sud de raconter son histoire, le Sud qui doit justifier plus qu'il ne faut car il n'est pas “développé” selon nos critères.
“Pas d'autre méthode qui vaille que celle en vigueur dans les universités occidentales”
Ce livre donne à réfléchir surtout en ce qui concerne les préjugés.
A noter que l'édition 2008 est accompagnée des photos du Fonds Charles Ravoajanahary
Informations relatives au livre:
Titre:
Madagascar 1947
Auteur: Raharimanana
Edition: Vents d'ailleurs
/ Ici & ailleurs, 2008
ISBN 978-2-911412-57-8 www.ventsdailleurs.com
*On pourra aussi se reporter à l'article "Qui est développé?" de Silouane sur son Blog.
22 mars 2009
Gens du Fujian (福建)
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20 mars 2009
Travelling de vie Yunnan
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17 mars 2009
Partie brochettes
La chaleur est de retour, les soirées brochettes peuvent reprendre
Qian men 前门 2004
Le fameux restaurant de canard laqué quanjude kaoya* (前门 全聚德烤鸭 店)
Les bus au plancher de bois remplacés un ou deux ans avant les JO
* 烤鸭 (kaoya)caractères pour canard laqué: littéralement signifie canard roti.
16 mars 2009
Tianjin Pékin en train
En 2005.
Le train était à étage et reliait les deux villes en un peu moins de deux heures, le temps d'apercevoir les gens le long des rails
13 mars 2009
Intrusions
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12 mars 2009
primaires
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11 mars 2009
Travelling de vie dans l'Ouest de la Chine
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